dimanche 4 octobre 2026
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11e édition du Festival culturel national de la création féminine (FCNCF) « Métiers et coutumes oubliées » Du 08 au 12 octobre 2026 Musée africain (ex-Villa Boulkine), Alger

La 11e édition du Festival culturel national de la création féminine (FCNCF) s’inscrit dans la continuité des manifestations culturelles nationales visant à autonomiser la femme créatrice et à lui offrir des espaces lui permettant de présenter ses œuvres et par la même occasion son savoir-faire ancestral, et cela dans divers domaines artistiques et artisanaux.

Placé sous le parrainage de la ministre de la Culture et des Arts, Dr Malika Bendouda, il est considéré comme un événement important et incontournable, consacré à la femme algérienne. Il contribue à valoriser sa place dans la société algérienne ainsi que son rôle dans la promotion du patrimoine culturel et traditionnel algérien, matériel et immatériel algérien.

Le FCNCF a pour principaux objectifs de :

  • Mettre en valeur les compétences qui contribueront à préserver notre identité et notre patrimoine culturel immatériel.
  • Mettre en valeur le rôle de la créativité et de l’innovation,
  • Mettre en valeur le nouveau regard des artistes dans ce domaine.
  • Contribuer à faire connaître notre riche patrimoine, matériel et immatériel, et à le préserver…

Cette année, la 11e édition de ce festival se tiendra du 8 au 12 octobre au Musée africain (ex-Villa Boulkine), à Hussein Dey, Alger sous le thème « Métiers et coutumes oubliés ».  A travers cette édition, le commissariat du Festival culturel national a pour objectif de mettre en lumière le patrimoine culturel et les pratiques artisanales tombés dans l’oubli, mais encore perpétués par un très petit nombre de personnes à travers le territoire national, notamment dans les domaines comme le textiles, la poterie, la photographie, la peinture, le livre, le bijoux, le cinéma, le mobilier, la musique…

Préserver les savoir-faire et les traditions oubliés, c’est préserver la mémoire vivante du peuple. Les protéger, c’est sauvegarder des connaissances et des compétences uniques qui enrichissent notre patrimoine et affirment durablement notre identité.

Cette édition mettra en lumière la participation d’artisanes et d’artistes de différentes villes du pays, qui présenteront leurs œuvres et leurs techniques artisanales traditionnelles en direct dans des Ateliers vivants. Ce faisant, elles valoriseront leurs compétences et assureront la transmission du patrimoine culturel et artistique algérien de génération en génération.

Le festival accueillera également des invités de marque issus de divers horizons comme : Houria Aichi, Beihdja Rahal et Leila Boursali (musique), et Yasmina Sellam (art culinaire).

Par ailleurs, plusieurs masterclass seront proposées dans divers domaines, notamment les danses oubliées ; « La nouba, héritage menacé » entre transmissions traditionnelles et nouvelles technologies avec Beihdja Rahal, le design d’intérieur algérien et le marketing digital.

Comme à chaque édition, le volet académique et scientifique est présent à travers des conférences articulées autour de différents thèmes : l’UNESCO et la protection du patrimoine, les femmes et le soufisme, la musique féminine oubliée et son rôle social, et la cuisine algérienne.

De plus, un espace muséal sera entièrement consacré à la mise en valeur de tenues exceptionnelles du patrimoine algérien des XVIIe et XIXe siècles. Issues de collections privées réunissant des pièces d plusieurs région d’Algérie, ces tenues seront dévoilées au public pour la première fois.

Des films tels que « Ta3azit », d’Arinas Kaouther Dernouni, et « Ticrad », d’Idir Benchabane, en lien avec le thème de cette édition, seront projetés, le 10 octobre 2026, à la Cinémathèque d’Alger.

Une nouvelle plateforme, « Be djazairi », sera lancée, créant une base de données recensant tous les artisans produisant des œuvres algériennes authentiques, reconnues et autorisées.

Dans le cadre d’une noble initiative humanitaire, le commissariat du Festival culturel national de la création féminine organisera plusieurs visites dans une maison de retraite et une école pour enfants malvoyants, auxquelles il offrira des cadeaux symboliques. Ceci souligne que la culture est un droit pour tous et un vecteur de communication et d’inclusion.

Mohammed Bessaïah