dimanche 3 mai 2026

Lors d’une rencontre avec les journalistes de la presse nationale, le Président de la République a abordé plusieurs sujets de l’heure

Le président de la République a tenu sa conférence de presse habituelle avec les représentants de la presse nationale, diffusée, hier soir, sur les chaînes de télévision et de radio. Le président Tebboune est revenu sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale et internationale.

Il a évoqué, ainsi, lors de cette rencontre avec les journalistes, la visite du pape Léon XIV en Algérie du 13 au 15 avril dernier. Il a affirmé que Sa Sainteté ne lui avait transmis aucun message particulier, car il est pleinement et précisément informé de la situation en Algérie. Le président Tebboune a également insisté sur la nécessité de mettre fin au mythe selon lequel l’ancien colonisateur aurait « créé l’Algérie ». Il a rappelé, à ce propos, que le pape avait publiquement déclaré que « les racines de l’Algérie remontent à Saint Augustin, voire avant ».

Le président de la République a souligné l’importance de la présence des femmes en politique, « non pas parce qu’elles sont des femmes, mais parce qu’elles ont des idées », a-t-il expliqué. Ce qui signifie que la valeur, la compétence ou la reconnaissance des femmes doivent être fondées uniquement sur le contenu de leur pensée, leur intelligence, leur créativité et leurs idées et non pas sur leur genre. Abordant la lutte contre la corruption en Algérie, le président Tebboune a déclaré, non sans un brin d’ironie : « Je me suis débarrassé d’un réseau qui gonflait les factures, pour me retrouver face à un autre réseau qui les sous-évaluait ». Ce constat amer confirme, de manière claire, que la lutte contre le fléau de la corruption est un travail de longue haleine, qui nécessite l’usage de gros moyens, de méthodes efficientes et la persévérance des responsables en charge de cette mission. Cela ne diminue en rien, toutefois, le mérite, la volonté des pouvoirs publics et les efforts qu’ils ont consentis pour endiguer un tant soit peu ce phénomène.

L’échéance électorale prochaine a été également un des sujets sur lesquels s’est exprimé le président de la République. Au moment où l’Algérie se prépare aux importantes élections législatives, prévues le 2 juillet, M Abdelmadjid Tebboune s’est montré intransigeant et a déclaré : « J’interdis formellement toute ingérence de l’administration dans le processus électoral. » Une décision prise en application stricte des amendements apportés à la loi portant régime électoral qui, entre autres dispositions, sépare les prérogatives de l’Anie (Autorité nationale indépendante des élections) et celles de l’administration. Un amendement majeur étend, en effet, les missions de l’Anie au contrôle des opérations électorales et référendaires, tout en confiant la mission de préparation matérielle de ces opérations à l’administration. Celle-ci, faut-il le reconnaître, a toujours fait l’objet de critiques acerbes de la part des candidats qui étaient en lice pour les précédentes élections, notamment les APC/APW et les législatives. Ils remettaient en cause, en fait, l’impartialité de certains responsables locaux dans le processus électoral.

Le président de la République a, par ailleurs, qualifié le retrait des Émirats arabes unis de l’Opep et de l’Opep+, de « non-événement ». Pour lui, le Royaume d’Arabie saoudite, membre arabe clé de l’Opep, est le pilier de l’organisation. « L’affaire est close », a-t-il dit.

Évoquant la situation au Mali, le président de la République a dit : « Je parle avec le cœur, parce qu’on aime le Mali. »

B. K.