Les festivités des 250 ans de l’indépendance des États-Unis ont battu leur plein ce 4 juillet, à travers tout le pays. Mais c’est bien à Washington que s’est passé le “clou du spectacle”, avec un discours de Donald Trump. Le président américain a insisté sur la grandeur de l’Amérique et transformé une nouvelle fois les festivités en meeting politique.
Des milliers de personnes ont assisté malgré le mauvais temps à cet « Hommage à l’Amérique » lancé par un Ave Maria. Dans la nuit rafraîchie par l’orage qui avait contraint à l’évacuation temporaire de l’immense esplanade de verdure du National Mall en début de soirée, Donald Trump a livré un nouveau discours patriotique et rendu hommage à de nombreux anciens combattants, figures très respectées aux États-Unis.
Pendant 40 minutes, derrière une vitre pare-balles, Donald Trump est revenu sur l’histoire du pays, faisant monter sur scène des vétérans et des personnalités comme les astronautes de la dernière mission Artémis de la Nasa : « Depuis 250 ans, les États-Unis incarnent l’espoir, la promesse, la lumière et la gloire parmi toutes les nations du monde. Partout dans le monde, on cherche à nous imiter. Personne ne peut être comme nous. Et avec l’aide de Dieu, nous le resterons toujours, voire deviendrons meilleurs. »
« Ce drapeau est l’étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle, de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre », a-t-il loué, en décrivant les États-Unis comme « la terre de la liberté ».
« Menace communiste »
Donald Trump ne s’est pas privé pour transformer l’évènement en meeting, vantant la prospérité sans précédent des États-Unis, permise évidemment grâce à lui. Il en a profité de cette tribune pour répéter sa rhétorique du moment contre la « menace communiste » que représente selon lui l’opposition démocrate, après une série de victoires dans des primaires de candidats de l’aile gauche de ce parti et à l’approche des élections cruciales de mi-mandat début novembre.
« Nos soldats ne se sont pas battus sur les champs de bataille à travers le monde pour que cette affreuse menace ressurgisse ici, en Amérique », a-t-il dit. « Nous ne laisserons pas ça arriver. » La veille déjà, depuis l’emblématique Mont Rushmore, il avait affirmé que l’identité américaine subissait une « nouvelle offensive » venant de « radicaux et d’extrémistes » et évoqué une « résurgence de la menace communiste sur notre sol ».
Le président en a également profité pour mettre en avant un sujet qui lui tient à cœur : la fraude électorale :« On veut préserver la grandeur de l’Amérique, et on y arrivera en adoptant la loi “Save America”, qui impose à tous les électeurs de présenter une pièce d’identité. C’est simple : il n’y aura plus de fraude électorale. »
Les États-Unis sont « un pays de gagnants et le resteront », a conclu le président qui a buté sur des mots. Avant d’admirer le feu d’artifice tiré depuis la capitale.
Perturbations météorologiques
Achevée juste avant minuit, la prise de parole de Donald Trump a été retardée d’une heure et demie après que le Mall a dû être évacué en raison d’un orage. Malgré l’heure tardive et la confusion, des milliers de personnes sont revenues se masser devant la scène installée entre l’obélisque du Washington Monument et le Lincoln Memorial. Quelques heures avant, quand l’évacuation a été ordonnée, elle a été accueillie par des huées de spectateurs, des centaines de personnes refusant de partir. Des policiers équipés de sifflets se sont employés à faire quitter les lieux aux récalcitrants.
Cet Independence Day particulier, 250 ans après l’adoption de la Déclaration d’indépendance à Philadelphie marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique, a coïncidé avec une vague de chaleur suffocante dans l’est des Etats-Unis. A New York, le spectaculaire feu d’artifice a été avancé en raison des conditions orageuses. Malgré la chaleur, à Philadelphie, des files d’attente se sont formées très tôt devant la célèbre « Cloche de la liberté » et l’Independence Hall, où a été signée la Déclaration d’indépendance.
M. B.
INTERFIL ALGERIE Soyez le premier informé