dimanche 30 août 2026
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Espace : lancement du télescope spatial Roman pour « offrir à la Terre un nouvel atlas de l’Univers »

Ce dimanche en Floride, à 11h26 TU, plus d’une dizaine d’années de travail quitteront la terre à bord d’une fusée de SpaceX. Baptisé Nancy Grace Roman, du nom de la première astronome en chef de la Nasa, un nouveau télescope spatial sera envoyé dans l’espace depuis Cap Canaveral. Haut de 12 mètres, flanqué d’immenses panneaux solaires, Roman a un champ de vision cent fois plus large que celui de Hubble et va « offrir à la Terre un nouvel atlas de l’Univers », comme l’a promis le chef de l’agence spatiale américaine, Jared Isaacman.

Vaste champ de vision et rapidité d’observation, Roman va permettre d’étudier le cosmos comme jamais auparavant : sa structure, sa composition et son évolution. Doté d’un instrument optique spécifique, ce télescope, explique Samuel Boissier, directeur de recherches au laboratoire d’astrophysique de Marseille qui a participé à sa construction, mènera une recherche inédite sur les exoplanètes.

« Les exoplanètes sont des planètes qui sont au-delà de notre système solaire. Elles sont très difficiles à observer parce qu’elles sont très près de leur étoile et un des objectifs de Roman, c’est de tester une méthode qui va utiliser un coronographe pour masquer l’étoile et donc on pourra mieux observer les planètes », indique Samuel Boissier.

En savoir plus sur l’énergie noire

Le programme d’observation du télescope portera sur plus de deux milliards de galaxies. Mais les scientifiques veulent surtout en savoir plus sur l’énergie noire, cette force invisible responsable de l’expansion de l’Univers et de son accélération depuis le Big Bang.

« L’énergie noire, c’est quelque chose d’un peu mystérieux et que les astronomes ont découvert il y a seulement quelques dizaines d’années… », Samuel Boissier, directeur de recherches au laboratoire d’astrophysique de Marseille.

« Le télescope Roman va envoyer ses données au laboratoire sur terre, les scientifiques de la mission Roman les utiliseront en premier, ils vont pouvoir les analyser, essayer d’en déduire les premiers résultats. Et ensuite, les données de Roman seront disponibles pour toute la communauté. De grands projets ont été proposés et qui serviront à tous les scientifiques sur terre », assure le scientifique.

La mission de Roman doit durer cinq ans. Mais la Nasa estime que le télescope dispose de suffisamment de carburant pour fonctionner cinq années supplémentaires.

M. B.