Soixante-dix ans après ceux de Cortina d’Ampezzo et 20 ans après ceux de Turin, l’Italie a ouvert vendredi 6 février les Jeux olympiques d’hiver 2026 de Milan et Cortina d’Ampezzo, de retour en Europe.
Sous le thème de l’« harmonie », entre tradition italienne et modernité, la cérémonie était organisée simultanément au stade milanais de San-Siro, le plus grand d’Italie, et dans les villages alpins de Cortina d’Ampezzo, Predazzo et Livigno, hôtes des compétitions de neige dans le nord de l’Italie.
Nouveau jour de gloire pour Alberto Tomba et Deborah Compagnoni
L’ancienne star italienne du ski Alberto Tomba était le dernier porteur de la flamme et il a embrasé la vasque olympique sous l’Arc de la Paix à Milan avec Deborah Compagnoni, triple championne olympique. À Cortina d’Ampezzo, à 250 km de la capitale économique de l’Italie, c’est Sofia Goggia, skieuse encore en activité, qui a embrasé l’autre vasque, inspirée des noeuds de Léonard de Vinci. Une première dans l’histoire des JO.
Dans l’enceinte mythique du football italien comptant 75 000 places, la cérémonie voulait, selon ses organisateurs, livrer un message de « paix » tout en exaltant la « fantaisie » et la culture italienne représentée par le cinéma, l’opéra, la peinture, ou encore la mode et l’architecture. Giuseppe Verdi, Giacomo Puccini et Gioachino Rossini, trois compositeurs qui ont fait les belles heures de la musique italienne, ont notamment été célébrés. Les premiers tableaux du spectacle ont rendu hommage à la beauté italienne et au mythe de Cupidon et Psyché.
La star américaine Mariah Carey, la cantatrice Cecilia Bartoli, le chanteur d’opéra Andrea Bocelli, le pianiste chinois Lang Lang et la chanteuse Laura Pausini qui a entonné l’hymne italien faisaient partie de la fête. Mariah Carey a chanté « Volare », de Domenico Modugno, hymne à l’Italie de l’après-guerre.
Quatre-vingts danseurs ont accompagné l’arrivée des anneaux olympiques, symboles des cinq continents du monde, dans le ciel du stade San Siro.
Après 40 minutes de show, les athlètes ont fait leur apparition. Comme à chaque fois, la Grèce, berceau des Jeux, a ouvert le bal. Quatre-vingt-douze pays ont défilé tour à tour dans quatre sites différents.
Le Bénin fait son apparition pour la première fois aux JO d’hiver avec le skieur alpin Nathan Tchibozo. Les États-Unis et le Canada sont les plus grosses délégations de ces JO.
Porte-drapeau malgache, Mialitiana Clerc devient cette année la première femme du continent africain à s’aligner sur trois éditions des Jeux olympiques d’hiver, sur les épreuves de ski alpin.
La France a défilé, elle, en avant-dernière position, puisqu’elle organise les Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. L’Italie a clôturé la parade sur un air d’opéra remixé par le DJ milanais Simone Benussi, alias Mace.
Les premiers JO avec Kirsty Coventry à la tête du CIO
Ces Jeux de Milan-Cortina (6-22 février), après quatre éditions plus exotiques de 2010 à 2022 (Vancouver, Sotchi, Pyeongchang et Pékin), sont les premiers de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry comme patronne du CIO.
Ces JO d’hiver se déroulent dans un contexte géopolitique pesant, toujours marqué notamment par la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient. Les athlètes russes n’ont officiellement pas le droit de concourir aux Jeux olympiques depuis l’invasion de l’Ukraine. Certains ont le droit de participer sous bannière neutre.
F. A.
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