dimanche 4 décembre 2022
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Le 14e FIBDA s’ouvre à Alger

Le 14e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda) s’est ouvert mardi à Alger  avec la participation de créateurs d’une dizaine de pays dont le Japon, invité d’honneur de cette édition.

Placée sous le signe « Dessinons notre  patrimoine », l’édition 2022 accueille des bédéistes algériens et étrangers qui présenteront, cinq jours durant leurs créations, en plus des expositions de BD, activités et rencontres liées au 9e art.

Présent à la cérémonie d’inauguration, le représentant de la ministre de la Culture, Samir Taâlibi, a visité les différents stands des participants abritant des expositions de BD ainsi que des ateliers liés à cet art.

La ministre de la Culture et des Arts, Souraya Mouloudji, a salué, dans son allocution d’ouverture lue en son nom par M.Taâlibi, directeur central chargé de l’Organisation et de la diffusion de la production culturelle et artistique au ministère, la participation de tous les artistes, établissements et les organisateurs qui ont veillé à la tenue et à la réussite de cette nouvelle édition du Fibda, un évènement qui, a-t-elle souligné, « contribue à la valorisation et à la promotion du patrimoine culturel algérien ».

La ministre a rappelé que « l’histoire de la BD algérienne remonte à l’époque coloniale, période à laquelle des auteurs algériens ont utilisé la bande dessinée pour dénoncer l’occupant à travers des dessins aux symboles codés », publiés dans la presse.

Pour sa part, le commissaire du Fibda, Salim Brahimi, a souligné que la bande dessinée a été toujours un « instrument », voire un « art » pour affirmer son identité. « Les gravures rupestres du Tassili, dit-il, sont la preuve d’un peuple qui a utilisé, depuis longtemps le dessin un moyen pour raconter son histoire ».

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par un hommage rendu à Slimane Zeghidour, bédéiste iconique et un des pionniers de la BD algérienne qui ont fait  partie de la  première revue de BD « M’quidech », aux cotés de Ahmed Haroun et Mahfoud Aider.

Un documentaire, diffusé à l’occasion, revient sur le parcours professionnel de ce bédéiste et peintre, à travers les témoignages de ses compagnons de route dont Ahmed Haroun.

Prenant la parole, Slimane Zeghidour, a affirmé que la revue « M’quidech »-du nom de l’emblématique personnage crée par Ahmed Haroun- lancée en 1967, a été un « creuset » et une « rampe de lancement » dans sa carrière professionnelle.

Par ailleurs, les lauréats des concours de cette édition ont été distingués en présence des membres du jury, présidé par Zoubida Mâamria.

Dans la catégorie « Prix international de l’auteur professionnel la de BD », le 1er prix est revenu à Sid-Ali Oudjene. Dans les catégories du « meilleur projet de BD pour les plus de 16 ans » et la « BD pour les moins de 16 ans », les premiers prix ont été décernés à Amine Si Amer et Amina Chebab, respectivement.

Des éditeurs de bande dessinée algériens et étrangers participent à cette 14e édition placée sous le thème du patrimoine.

Parmi les pays participants, l’Italie, la France, le Congo, l’Egypte, le Liban et le Mexique qui  marque sa première participation au Fibda.

En marge des expositions, des activités pédagogiques et ludiques dédiées au 9e art, animées par des dessinateurs, illustrateurs et bédéistes comme l’illustrateur français Serge Bloch, ateliers de formation sur le dessin, entre autres.

A l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance et de la jeunesse, des rencontres thématiques sont prévues, dont une conférence sur la bande dessinée intitulée « Moyen de lutte pour l’affirmation de l’identité nationale ».

L’écrivain français Frédéric Ciriez présentera « Frantz Fanon », un ouvrage illustré dont il est le scénariste, qui revient sur cet intellectuel et militant de la décolonisation ayant marqué l’Histoire de l’Algérie.

Le 14e Fibda se poursuit jusqu’au 8 octobre à l’esplanade Riad El Feth) avec un accès « payant » pour les adultes (400 DA) et les enfants (200DA), précisent les organisateurs.