mardi 16 juillet 2024
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Affaire Rubiales : les championnes du monde espagnoles refusent toujours de rejouer

Malgré la démission de Luis Rubiales et le limogeage du sélectionneur Joge Vilda, la grande majorité  des joueuses de l’équipe féminine d’Espagne auraient décidé de ne pas rejouer avec la sélection. Parmi les 23 championnes du monde, 21 jugent les changements « insuffisants » pour un retour en sélection

Les championnes du monde espagnoles ont annoncé leur refus de revenir en sélection tant qu’il n’y aurait pas d’autres changements au sein de la fédération, a appris l’AFP vendredi auprès d’une source proche de l’instance dirigeante du football espagnol. « Elles ne reviennent pas », a dit cette source, sans donner plus de détails.  L’annonce de ce refus intervient à quelques heures de la présentation, prévue à 14h TU, de la liste de la « Roja » féminine pour les matches contre la Suède et la Suisse en Ligue des Nations par la nouvelle sélectionneuse Montsé Tomé.

Les 23 championnes du monde avaient annoncé fin août leur refus de reporter le maillot de la « Roja » tant que les dirigeants du foot espagnol restaient en place, en signe de protestation après le baiser forcé du président de la fédération Luis Rubiales à la joueuse Jennifer Hermoso, juste après leur sacre mondial le 20 août à Sydney.

Aujourd’hui, la quasi totalité des championnes du monde ont estimé vendredi dans un communiqué que les changements effectués à la tête de la fédération n’étaient « pas suffisants » pour les amener à revenir en sélection. « Les changements qui ont eu lieu ne sont pas suffisants pour que les joueuses se sentent dans un endroit sûr, où on respecte les femmes, où on parie sur le football féminin et où nous pouvons donner le meilleur de nous-mêmes », ont écrit 21 des 23 championnes du monde dans ce texte signé au total par 39 joueuses et diffusé notamment par la Ballon d’Or, Alexia Putellas, sur les réseaux sociaux.

Rubiales devant le juge

Les instances du football semblaient toutefois optimistes ces derniers jours, invoquant la démission dimanche de Rubiales et le limogeage la semaine dernière du sélectionneur de l’équipe féminine Joge Vilda, un proche de Rubiales dont les méthodes étaient critiquées par ses joueuses.

En attendant, à peine cinq jours après sa démission, l’ex-patron du foot espagnol, Luis Rubiales, l’ancien patron du foot espagnol, a répondu vendredi pour la première fois devant un juge des accusations d’ «agression sexuelle » portées à son encontre. À l’issue de l’audience, qui s’est tenue à huis clos, le magistrat en charge de l’enquête, Francisco de Jorge, a interdit à Luis Rubiales de s’approcher à moins de 200 m de Jenni Hermoso et de rentrer en contact avec l’attaquante, qui évolue dans le championnat du Mexique. Selon une source proche du parquet, il a de nouveau nié les accusations devant le juge et réitéré que ce baiser était consenti. Dans un entretien accordé à un journaliste britannique et diffusé mardi, il avait déjà décrit « un acte réciproque ».

M. B.