mardi 16 juillet 2024
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En direct] Les bombardements israéliens coupent la bande de Gaza du monde

L’armée israélienne mène depuis vendredi soir 27 octobre d’intenses bombardements sur la bande de Gaza. Ce 28 octobre, les communications dans l’enclave assiégée sont toujours coupées.

Ce qu’il faut retenir : 

► L’armée israélienne a annoncé avoir « frappé 150 cibles souterraines » dans le nord de la bande de Gaza au cours de la nuit de vendredi à samedi.

► Le Hamas a appelé le monde à « agir immédiatement » pour faire cesser les bombardements israéliens.

► L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé une résolution non contraignante, portée par la Jordanie, qui demande une « trêve humanitaire immédiate » entre le Hamas et Israël. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, redoute une « avalanche sans précédent de souffrances ».

► Human Rights Watch redoute que cette situation permette de cacher des crimes : « Cette coupure de l’information risque de servir de couverture à des atrocités de masse et de contribuer à l’impunité des violations des droits humains. »

► Depuis le 7 octobre et selon le dernier bilan datant du 27 octobre, avant l’extension de l’offensive sur la bande de Gaza, 1 400 israéliens et plus de 7 300 palestiniens ont été tués.

6h30 :Le monde arabe est préoccupé par l’évolution de la situation à Gaza et les médias craignent le pire. L’intensification des opérations côté israélien est perçue comme le début d’une « invasion » qui débouchera sur une « boucherie » et des « crimes de guerre » estiment la plupart des éditorialistes arabes du Golfe à l’Atlantique. Les réseaux sociaux auxquels sont abonnés plus de cent millions d’Arabes bouillonnent contre Israël ou, le plus souvent, « l’entité sioniste ». La coupure d’internet par les autorités israéliennes « vise à cacher au monde les atrocités qui seront commises » et dont les civils, et notamment les enfants, seront les principales victimes, disent les médias. Des médias arabes dont les envoyés spéciaux continuent à émettre de Gaza grâce aux communications satellitaires directes. Quant à l’électricité nécessaire aux paraboliques, au matériel électronique et aux téléphones, elle est fournie par des panneaux solaires. Une technologie très répandue à Gaza.

Les responsables et les médias arabes saluent la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU appelant à une trêve immédiate à Gaza. Même s’ils savent que la résolution n’est pas contraignante, ils estiment qu’elle met la pression sur les Occidentaux qui soutiennent Israël, États-Unis en tête. 120 pays en faveur de la résolution présentée par les pays arabes contre 14 est « une majorité écrasante ». Elle démontre l’isolement des pro-israéliens, pensent les analystes. Les éditorialistes ne manquent pas de souligner que même chez les pro-israéliens, une partie croissante de l’opinion publique dénonce ce soutien aveugle, y compris en Amérique.

6h10 : Cette nouvelle phase de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza intervient après l’échec de négociations pour la libération des otages retenus à Gaza, rappelle notre correspondant à Jérusalem. Ce samedi matin, les familles de ces otages s’adressent au cabinet de guerre israélien et demandent de ne pas mettre en danger leurs proches toujours aux mains du Hamas et d’autres organisations à Gaza.

5h50 : Les bombardements israéliens se poursuivent ce samedi matin sur la bande de Gaza, selon des journalistes de l’AFP positionnés dans le secteur. Aucun bilan n’a été communiqué mais des sources médicales dans le territoire palestinien ont dit craindre un grand nombre de victimes et des dégâts important à la suite de ces bombardements. Des explosions sporadiques étaient toujours entendues à l’intérieur de la bande de Gaza, en provenance d’avions de la chasse israélienne, de l’artillerie et de la mer. Une brume épaisse recouvre des zones entières du nord de Gaza, a indiqué un autre journaliste positionné à Ashkelon, dans le sud d’Israël, à moins de dix kilomètres de la frontière.

5h40 : L’armée israélienne a annoncé avoir « frappé 150 cibles souterraines » dans le nord de la bande de Gaza au cours de la nuit de vendredi à samedi. « Durant la nuit, les avions de combats de Tsahal (armée israélienne) ont frappé 150 cibles souterraines dans le nord de la bande de Gaza, dont des tunnels utilisés par les terroristes, des sites de combat souterrains et d’autres infrastructures souterraines. Plusieurs terroristes du Hamas ont été tués », a indiqué le communiqué publié après une nuit d’intenses raids israéliens contre le territoire.

5h15 : Durant les dernières nuits, l’État hébreu a mené des incursions sporadiques. Objectif : tester les défenses du Hamas, faire du renseignement et de la reconnaissance du terrain, raconte notre correspondant à Jérusalem. En face, le Hamas affirme avoir repoussé l’attaque ennemie, avoir contraint l’adversaire au repli. Des missiles antichars auraient été lancés et les combats auraient duré jusqu’à l’aube. Le soleil se lève sur Gaza. Encore une fois, la guerre dans la ville. L’ampleur des dégâts, le nombre de victimes ? Personne ne le sait encore.

5h00 : L’armée israélienne annonce sur son compte Twitter avoir tué Asem Abu Rakaba, le chef du réseau aérien du Hamas. « Abu Rakaba était responsable des drones, des parapentes, de la détection et de la défense aériennes du Hamas. Il a participé à la planification du massacre du 7 octobre, a commandé les terroristes qui se sont infiltrés en Israël à bord de parapentes et a été responsable des attaques de drones contre les postes de Tsahal. »

4h35 : « Nous ne fixons pas de ligne rouge à Israël », dit la Maison-Blanche. Le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, John Kirby, a affirmé : « Nous allons continuer à les soutenir, mais depuis le début nous avons, et nous continuerons à avoir des discussions sur la manière » dont l’armée israélienne conduit son offensive militaire à Gaza.

Bataille autour du nombre de morts

L’ONU s’invite dans débat autour du bilan des morts palestiniens à Gaza. Ces derniers jours, plusieurs gouvernements avaient contesté les chiffres publiés par le ministère de la Santé du Hamas. Mardi dernier 24 octobre, le président Joe Biden a expliqué n’avoir aucune confiance dans les bilans publiés par les Palestiniens. Les services de renseignements américains et européens avaient déjà mis en doute le nombre de morts communiqué par le Hamas après une frappe contre l’hôpital Al Ahli. Confronté à ces doutes exprimés par les Occidentaux, le Hamas avait publié jeudi une liste avec les noms de près de 7 000 Palestiniens tués. Selon l’ONU qui s’est exprimé sur le sujet vendredi, les bilans des autorités de Gaza n’ont jamais été contestés dans le passé. « Lors des cinq, six derniers conflits les chiffres étaient crédibles », a déclaré le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. Des propos confirmés par Human Rights Watch. Selon cette ONG, citée par le magazine Time, des enquêtes effectuées à Gaza après chaque guerre depuis 2008 ont montré que les bilans donnés par les Palestiniens étaient globalement fiables.

4h20 : La Une du célèbre quotidien libanais L’Orient le jour de ce 28 octobre

4h15 : Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées vendredi à New York pendant une manifestation organisée par un mouvement juif contre les bombardements d’Israël sur Gaza, selon la police et les organisateurs.

4h00 : Les attaques israéliennes de la nuit ont été les plus intenses en trois semaines de combats, selon des témoignages de Gazaouis recueillis par le quotidien israélien Haaretz. Aucun bilan humain n’est pour l’heure disponible puisque la communication avec les équipes médicales sur le terrain a été coupée. Les équipes médicales qui n’ont pas pu se rendre sur les lieux des explosions en raison des attaques massives en cours.

In RFI