dimanche 27 novembre 2022
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Forum de la Ticad : en Afrique, le Japon cherche à s’implanter dans la santé ou les énergies vertes

Au premier jour du huitième forum japonais et africain sur le développement en Afrique (Ticad), le gouvernement japonais a annoncé samedi 27 août à Tunis la signature de plusieurs conventions, une aide de 30 milliards de dollars sur trois ans pour des projets de financement en Afrique et 100 millions de dollars pour la protection sociale en Tunisie face à la réponse contre le Covid-19. 

Pour Hedi Ben Abbes, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise, cette nouvelle édition de la Ticad (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique) vise à implanter le Japon dans de nouveaux pays en Afrique et dans le secteur privé. « Nous souhaitons que la Tunisie soit cette plateforme à partir de laquelle ils peuvent investir au moins en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne qui est faiblement couverte par les investissements japonais comparé à l’Afrique du Sud ou au Kenya et à l’Afrique de l’Est », explique-t-il.

Contribuer à une « croissance de qualité »

Au premier jour samedi du sommet, le Premier ministre japonais a dit vouloir contribuer à une « croissance de qualité » en Afrique, annonçant « des investissements de 30 milliards de dollars » sur trois ans. Le Japon donne « la priorité à une approche valorisant « l’investissement humain » et une « croissance de qualité » », a déclaré Fumio Kishida, dans un discours.

Industrie pharmaceutique, santé ou encore énergie verte… Le Japon souhaite investir dans plusieurs secteurs, selon le chercheur Katsumi Hirano, membre de la JETRO, l’agence japonaise chargée de la promotion du commerce extérieur. « Nous nous intéressons au développement d’énergies à base d’hydrogène et les autres énergies renouvelables, donc notre souhait pour l’Afrique, ce n’est pas d’exploiter plus les ressources minérales mais plutôt de miser sur le développement technologique », affirme-t-il.

Au cours de ces deux jours de conférence, près de 82 projets vont être présentés, avec une valeur de 2,7 milliards de dollars (environ 2,7 milliards d’euros). Une opportunité aussi de relance économique pour certains pays, comme la Tunisie, en crise et à la recherche de nouveaux marchés.

L. B.