mardi 16 juillet 2024
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La Turquie rappelle son ambassadeur en Israël à la veille de l’arrivée d’Antony Blinken

La Turquie a annoncé, samedi 4 novembre, le rappel de son ambassadeur à Tel Aviv pour consultations, en raison du refus d’Israël d’accepter un cessez-le-feu à Gaza. L’ambassadeur d’Israël en Turquie avait déjà quitté le pays il y a deux semaines sur fond de manifestations pro-palestiniennes et des discours de plus en plus virulents du président Erdogan contre l’État hébreu. Pourtant, la diplomatie turque continue de s’activer. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, actuellement en tournée au Proche-Orient, se rend dimanche et lundi en Turquie.

Recep Tayyip Erdogan continue à hausser le ton, mais il reste pragmatique et convaincu que son pays peut et doit jouer un rôle pour mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hamas.

D’un côté, le président turc déclare donc que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, n’est plus son « interlocuteur » – « Je l’ai effacé », assure-t-il. De l’autre, il tient à préciser que le chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, continue d’échanger avec Israël et avec le Hamas, et qu’il est « impossible de couper complètement les liens avec Israël ».

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan – qui était d’ailleurs jusqu’à récemment le patron des services secrets –, est un autre acteur clé de cette diplomatie turque au Proche-Orient. Il s’entretiendra avec son homologue américain Antony Blinken lors de sa visite.

Même si ses efforts sont restés vains jusqu’ici – sur la question des otages ou d’un cessez-le-feu –, Ankara n’abandonne pas l’idée d’être un médiateur, avec d’autres, pour mettre fin aux violences à Gaza. À plus long terme, la Turquie se dit prête à jouer un « rôle d’État garant » pour la partie palestinienne, dans le cadre d’une solution négociée et durable au conflit israélo-palestinien.

A. A.