dimanche 5 février 2023
Accueil > A la UNE > Le film algérien « Bakdi » lauréat du Festival international des films identitaires au Burkina Faso

Le film algérien « Bakdi » lauréat du Festival international des films identitaires au Burkina Faso

Le film algérien « Bakdi  l’Esprit de la nature » a remporté le Prix du meilleur film documentaire au Festival international des films identitaires, organisé du 2 au 10 décembre, au Burkina Faso, a-t-on appris mercredi, auprès de son réalisateur, Salah Boufellah.

« Ce nouveau prix international vient allonger la liste des autres prix ayant déjà récompensé ce film, en novembre dernier, dont le prix du jury du Festival international du film d’Al Dhahira, au Sultanat d’Oman, et +le Kellal d’argent+ remporté au Festival international du court métrage à Médenine (Tunisie), à la fin du même mois, outre le prix du jury du Festival international du Sénégal au mois d’août de cette année », a souligné M. Boufellah dans une déclaration à l’APS.

Le réalisateur et scénariste a expliqué que cette œuvre, classée cinéma-réalité, relate en 25 minutes, le quotidien de l’artiste spirituel « Bakdi Mohammed » (75 ans) dit « Bakhlali », dont l’œuvre porte le nom. Le personnage principal du film est incarné par l’artiste Bakdi lui-même, accompagné par une musique douce du musicien Salah Malki.

Le film, dont le tournage a duré deux (2) ans, relate la vie d’un « artiste spirituel », qui tente d’évoquer la nature, ses tourments et l’esprit de la vieille Casbah de Dellys, en exploitant les déchets de la nature pour en faire des formes, figures et peintures artistiques en bois. Bakdi exploite son talent artistique pour remodeler des déchets rejetés par la nature, dont des déchets marins, ou par l’homme.

Le réalisateur s’est appuyé dans le tournage des scènes de ce film documentaire, filmé dans la Casbah, la ville de Dellys et son littoral, sur des techniques modernes, dont des drones utilisés pour le tournage des scènes en hauteur et pour explorer les étroites ruelles de l’antique Casbah.

A noter que le cinéaste Boufellah s’est imposé ces dernières années par la réalisation de nombreuses œuvres cinématographiques, les plus importantes étant « Vers l’inconnu » (2002), « Un village kabyle » (2004), « l’amour et la peste » (2009), « Le joyau de la Saoura » (2017), « Les ombres de la vérité » (2018), « Tidelés » (2020 ) et « El Houta » (2021).

Ses œuvres ont été récompensées par des prix nationaux et internationaux, notamment le prix Oasis au Festival du film Oasis à Ouargla, le premier prix au Festival du film de jeunesse à Batna, le Prix du meilleur long métrage au Festival du long métrage de Mascara, le Prix du Concours International du scénario en Irak, et le prix Oasis d’Or au Festival international du cinéma environnemental à Tunis.

M. B.