mardi 4 octobre 2022
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L’espérance de vie des Algériens passée de 47 ans à plus de 76 ans en soixante ans

L’espérance de vie du citoyen algérien est passée de 47 ans durant les premières années de l’indépendance à plus de 76 ans en 2022, grâce à la prise en charge sanitaire et à l’amélioration des conditions de vie pendant six décennies ayant reflété le caractère social de l’Etat.

La hausse du nombre d’établissements hospitaliers et de proximité, de même que l’amélioration de la qualité des services fournis au citoyen dans le domaine de la santé et des conditions de vie du citoyen, en facilitant notamment l’accès au logement et à l’eau potable de manière adaptée au développement démographique ont constitué autant de facteurs ayant favorisé le passage de l’espérance de vie du citoyen algérien passée de 47 ans durant les premières années de l’indépendance à 76,5 ans en 2022, selon les données fournies par l’Office nationale des statistiques (ONS) et la direction de la population du ministère de la Santé.

Grâce aux efforts consentis, six décennies durant, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus est estimé actuellement à plus de 4 millions d’habitants et devrait atteindre 6 millions d’habitants dans les quelques prochaines années.

L’Algérie compte aujourd’hui une importante masse de la population dans la tranche d’âge 15-49 ans, soit la catégorie la plus active de la société, « principale moteur du développement », appelée à représenter 60% de la population à l’horizon 2040, selon les experts.

Les différents investissements engagés dans le secteur de la santé, notamment pour quintupler le budget durant les dernières années ont abouti à des résultats palpables, grâce aux enquêtes nationales ayant permis aux décideurs de mettre en place des programmes sanitaires adaptés.

La population algérienne est passée de 10,2 millions d’habitants durant les premières années de l’indépendance à plus de 45 millions d’habitants en 2022, soit une hausse estimée à 36 millions d’habitants en six décennies.

La célébration par l’Algérie cette année du soixantième anniversaire de l’indépendance, a coïncidé avec l’organisation du sixième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2022), une source d’une importance capitale pour une connaissance exacte des changements de la population, de sa composante, de ses nouvelles caractéristiques et de ses dynamiques géographiques.

De même qu’il permet d’accéder à une base de données riche et à un ensemble d’indicateurs socio-économiques qui permettent de donner une image précise de la décision publique, en vue d’une prise en charge idoine des besoins croissants de la population et en vue d’une amélioration du service public.

La composante d’âge a enregistré le passage de la catégorie de moins de 15 ans, du taux de 57,3% du total de la population en 1966 où il était de 10,2 millions d’habitants, à 37,4 % en 2022 sur un total de plus de 45 millions d’habitants, tandis que la catégorie des personnes âgées est passée de 6,7% à 9,8% sur le total de la population durant la même période.

Selon les données de l’Office national des statistiques (ONS) et de la Direction de la population au ministère de la Santé, les hommes représentent 50,7% et les femmes 49,3% sur le total de la population, au cours des dernières années.

Quant à la mortalité chez les enfants et les femmes enceintes, considérée comme l’un des indices de développement, le taux de mortalité de la 1re frange est passé de 108 cas pour chaque 1.000 naissances vivantes, au cours des premières années de l’indépendance, à 18,9 en 2022.

Le mérite revient au calendrier national des vaccins, qui a habilité l’Algérie non seulement à la concrétisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations unies 2015, en enregistrant moins de 25 cas de décès d’enfant pour chaque 1.000 naissances vivantes, mais à décrocher plusieurs attestations délivrées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’éradication des maladies virales.

Quant à la mortalité chez les femmes enceintes, son taux était très élevé, durant les premières années de l’indépendance, du fait de la conjoncture sanitaire du pays à l’époque. Grâce aux réalisations accomplies et au taux de 99% des naissances bénéficiant d’un soutien médical dans les différents Etablissements hospitaliers publics (EPH) et privés, ces décès chez cette frange de la société, sont passés de 500 décès pour chaque 100.000 naissances dans les années 1960, à 48,5 cas de décès pour chaque 100.000 naissances, ces dernières années.