mardi 27 février 2024
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M. Benabderrahmane préside l’installation du Conseil national consultatif de promotion des exportations

Le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane a présidé, lundi à Alger, la cérémonie d’installation du Conseil national consultatif de promotion des exportations, chargé de la définition, de la régulation et de l’évaluation de la Stratégie nationale en matière de promotion des exportations.

La cérémonie d’installation s’est déroulée en présence de plusieurs membres du Gouvernement et du président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), Bouchenak Khelladi Sidi Mohammed.

Dans son allocution à cette occasion, le Premier ministre a affirmé que cet organe consultatif constituait « un mécanisme institutionnel de haut niveau », qui représente une « station charnière, reflétant la cadence effrénée que le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a voulu donner aux efforts déployés à même de relever le défi de la promotion des exportations hors hydrocarbures, l’un des grands chantiers de la profonde réforme de l’économie nationale, qu’il s’est engagé à réaliser dans son programme ».

Pour M. Benabderrahmane, ces efforts ont permis d’enregistrer, ces trois dernières années, des résultats « brillants » en termes de valeur des exportations hors hydrocarbures, en dépit de la crise sanitaire mondiale qui a largement perturbé l’activité économique mondiale et créé d’importantes perturbations dans les chaînes de valeur et d’approvisionnement ainsi que sur les marchés mondiaux, notamment sur les marchés des matières premières de large consommation.

Ces exploits économiques sont accompagnés par le retour en force de l’Algérie sur la scène diplomatique, des exploits qui s’inscrivent dans le cadre de la démarche de l’Algérie visant à reprendre la place qui lui sied dans le concert des nations, sa place naturelle parmi les grands pays, grâce à son emplacement stratégique comme portail reliant l’Europe à l’Afrique, et à ses ressources naturelles et richesses humaines importantes, a affirmé M. Benabderrahmane.

L’installation du Conseil intervient en application des instructions du Président Tebboune qu’il a données alors qu’il présidait les activités de la 1re édition de « la Médaille d’honneur de l’exportateur », le 11 juillet courant.

Il a affirmé également que l’installation de ce Conseil est « une nouvelle pierre qui s’ajoute au processus national de développement », relevant que ce Conseil constituera un cadre institutionnel regroupant tous les acteurs de l’exportation, des secteurs ministériels, d’établissements, d’organismes, de représentants de différentes Chambres, d’associations professionnelles et d’associations d’exportateurs de différentes filières.

Sa composition reflète l’approche participative adoptée par les pouvoirs publics dans la gestion économique, et les futures perspectives visées par le pays en matière d’exportation, a indiqué le Premier ministre.

Cela se concrétisera par l’accès intégral aux marchés africains et aux autres marchés qui garantissent  les chances de succès aux producteurs et au produit national, d’une part, et le développement de la participation de l’économie de la connaissance, notamment à travers les start-up algériennes qui ont montré de grandes capacités en matière d’innovation et de compétitivité, d’autre part.

Passant en revue les missions confiées à cet organe consultatif, le Premier ministre a précisé qu’il était chargé principalement de la détermination et de l’évaluation de la stratégie nationale en matière d’exportation, ainsi que la supervision de sa concrétisation.

Le Conseil propose les dispositions législatives, réglementaires et institutionnelles pour faciliter l’acte d’exporter, élargir le domaine des exportations hors hydrocarbures, faciliter l’accès au marché national et aux marchés extérieurs, renforcer la compétitive, examiner les dispositions incitatives pour soutenir les exportateurs, et lever les obstacles que les exportateurs locaux peuvent rencontrer.

L’organe est chargé également, ajoute M. Benabderrahmane, « de suivre le bilan des activités des zones libres et prendre toutes les mesures, à même de lever les obstacles qui se posent à l’opération d’exportation dans ces zones ».

Afin de mener à bien ces missions et réaliser « l’efficacité requise », le Conseil sera doté « d’une plateforme numérique des exportateurs », mise à la disposition des exportateurs et de tous les partenaires, a fait savoir le Premier ministre ajoutant que la plateforme sera, en outre, dédiée aux préoccupations et doléances liées à l’acte d’exporter, au traitement et à la prise en charge « rapide, voire immédiate » de ces préoccupations et doléances formulées par les organes et les institutions.

Evoquant les mesures prises pour l’accompagnement, l’encouragement des exportateurs, la promotion des exportations notamment dans les filières hors hydrocarbures et la promotion du produit local, M. Benabderrahmane a souligné que le Gouvernement s’employait, en application des instructions du Président de la République, à finaliser l’ouverture des annexes de l’Agence algérienne de promotion du commerce extérieur « ALGEX » dans nombre de pays africains.

Il a relevé, dans le même sillage, les mesures fiscales et douanières prises par l’Etat dont l’exonération de l’impôt sur le revenu global (IRG), de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) et de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP).

Les exportateurs jouissent de plusieurs avantages douaniers dont le couloir vert et la priorité en matière de traitement de leurs transactions, a-t-il mis en avant.

Pour le Premier ministre, le succès des missions du Conseil dépendra du « du rôle efficace des partenaires représentés massivement en tant que membres à part entière, notamment les représentants des associations d’exportateurs, les associations interprofessionnelles et les présidents de chambres nationales des différentes filières économiques, en termes de transmission des préoccupations des exportateurs et de contribution à la cristallisation des propositions et des mesures pratiques et rapides pour les prendre en charge ».

« L’étape que nous amorçons, à savoir celle de l’actualisation de la stratégie nationale d’exportation, offre l’opportunité idoine pour que le Conseil mette en place la plateforme et les conditions nécessaires à l’atteinte des objectifs stratégiques tracés par le Président de la République concernant le maintien de la dynamique croissante des exportations hors-hydrocarbures », a conclu le Premier ministre.

M. B.