samedi 18 mai 2024
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« Trop c’est trop », les agences de l’ONU réclament un « cessez-le-feu humanitaire immédiat » à Gaza

Dans la riposte israélienne et les tirs sur Gaza, 88 membres du personnel de l’ONU ont été tués, un record dans l’histoire de l’organisation. Si depuis le début de cette guerre, les dignitaires des Nations unies ne cessent de dénoncer les frappes contre les civils et notamment contre les hôpitaux ou les écoles gérées par elles, plusieurs chefs d’agences onusiennes ont appelé ce lundi 6 novembre à un cessez-le-feu dans un communiqué commun. Un cessez-le-feu se fait « plus urgent à chaque heure qui passe », plaide le secrétaire général de l’ONU.

C’est une prise de position extrêmement rare pour des dirigeants d’agences onusiennes : ils ont publié un communiqué commun et qualifié de « honte » le bilan des victimes de la guerre entre Israël et le Hamas, alors que celui-ci s’élèverait à plus de 10 000 victimes civiles.

Ils sont 18 en tout, à la tête du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Programme alimentaire mondial, du bureau humanitaire de l’ONU ou d’autres agences, et ils réclament un cessez-le-feu humanitaire immédiat après 30 jours de combats : « Trop c’est trop, ceci doit cesser maintenant », est-il écrit en toutes lettres dans le communiqué.

L’émotion est palpable aux sièges de l’organisation depuis un mois. La semaine dernière, le chef du bureau new-yorkais pour les Droits de l’homme a démissionné, en signe de protestation contre « ce génocide qui se déroule sous nos yeux ».

En plus des conséquences de ces affrontements sur leur travail courant de protection des civils, de nombreux travailleurs humanitaires ont été tués dont 88 membres de leurs collègues – le nombre le plus élevé de morts parmi le personnel de l’ONU lors d’un même conflit.

« Le cauchemar à Gaza est plus qu’une crise humanitaire. C’est une crise de l’humanité »

La « catastrophe » provoquée par la guerre entre Israël et le Hamas « rend la nécessité d’un cessez-le-feu humanitaire plus urgente à chaque heure qui passe », a plaidé lundi le secrétaire général de l’ONU, décrivant Gaza comme « un cimetière pour les enfants ».

« Les parties au conflit, et la communauté internationale, font face à une responsabilité immédiate et fondamentale : mettre un terme à cette souffrance collective inhumaine et augmenter radicalement l’aide humanitaire à Gaza », a déclaré Antonio Guterres à la presse.

« Le cauchemar à Gaza est plus qu’une crise humanitaire. C’est une crise de l’humanité », a poursuivi le Secrétaire général des Nations unies sur X (anciennement Twitter).

C. N.