jeudi 25 juillet 2024
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Israël et le Hamas ont conclu un accord pour une trêve en échange de la libération d’otages

Après cinq semaines de négociations difficiles, le gouvernement israélien a approuvé, ce mercredi 22 novembre, l’accord prévoyant la libération de cinquante otages en échange de la libération de prisonniers palestiniens et d’une trêve de quatre jours dans la bande de Gaza.

Le gouvernement israélien a approuvé tôt ce mercredi 22 novembre l’accord prévoyant la libération de 50 otages aux mains du Hamas en échange de la libération de prisonniers palestiniens et d’une trêve dans la bande de Gaza, premier signe tangible de répit après des semaines de guerre.

« Le gouvernement a approuvé les grandes lignes de la première étape d’un accord selon lequel au moins 50 personnes enlevées – des femmes et des enfants – seront libérées pendant quatre jours au cours desquels il y aura une accalmie dans les combats », selon un communiqué du gouvernement transmis à l’AFP.

L’accord pour libérer des otages est « la bonne décision » à prendre, avait déclaré mardi soir le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant le début de la réunion de son cabinet qui s’est poursuivie tôt mercredi par ce feu vert.

Environ 240 personnes ont été enlevées lors de l’attaque sanglante lancée par le mouvement islamiste, au pouvoir dans la bande de Gaza, contre Israël le 7 octobre.

Le Hamas, dont le chef Ismaïl Haniyeh avait fait état d’avancées dans les pourparlers, a salué un accord de « trêve humanitaire », précisant que les « dispositions de cet accord ont été formulées conformément à la vision de la résistance ».

Des premiers otages libérés jeudi

Après les déclarations du gouvernement israélien et du Hamas, les autorités du Qatar, émirat du Golfe au centre des pourparlers de trêve, a confirmé un accord pour une « pause humanitaire » dans la bande de Gaza. « Le début de cette pause sera annoncé dans les prochaines 24 heures et durera quatre jours, avec possibilité de prolongation », a déclaré sur X le ministère qatari des Affaires étrangères, se félicitant du « succès » de sa médiation conjointe avec l’Égypte et les États-Unis.

Doha œuvre depuis des semaines avec Washington et Le Caire pour obtenir une libération d’otages retenus à Gaza en échange de celle de prisonniers palestiniens et d’une trêve dans les combats.

Les États-Unis s’attendent à ce que « plus de 50 » otages soient libérés par le Hamas à Gaza, a indiqué un haut responsable de la Maison Blanche, précisant que trois ressortissantes américaines faisaient partie des otages devant être libérés. Le président américain Joe Biden s’est déclaré « extraordinairement satisfait » par l’accord.

Un haut responsable du Hamas a dit à l’AFP s’attendre à ce « qu’un premier échange de 10 otages contre 30 prisonniers soit réalisé dès jeudi » et que cette « trêve peut être prolongée ».

Après 50 otages libérés, « la libération de dix otages supplémentaires conduira à une journée supplémentaire de pause » dans les combats, a indiqué le gouvernement israélien.

« Nos mains resteront sur la gâchette »

Cet accord de trêve ne signifie pas la fin de la guerre dans la bande de Gaza, avait prévenu mardi soir le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant, disant souhaiter une reprise à « pleine force » des opérations après la trêve afin de « défaire » le Hamas et de « créer les conditions nécessaires pour ramener à la maison d’autres otages ».

« Le gouvernement israélien, l’armée israélienne et les forces de sécurité poursuivront la guerre pour ramener toutes les personnes enlevées, éliminer le Hamas et garantir qu’il n’y ait plus aucune menace pour l’État d’Israël depuis Gaza », a d’ailleurs confirmé le gouvernement après son vote.

« Nous confirmons que nos mains resteront sur la gâchette et que nos bataillons triomphants resteront aux aguets », a averti le Hamas de son côté.

Les organisations internationales et de nombreuses capitales étrangères multiplient les appels à un cessez-le-feu ou à une trêve face à la situation humanitaire catastrophique dans le petit territoire assiégé, où la guerre a détruit des quartiers entiers, dévasté le système de santé et entraîné des déplacements massifs de population.

En Israël, 1 200 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées, selon les autorités, dans l’attaque du Hamas du 7 octobre, d’une ampleur et d’une violence inédites dans l’histoire du pays. Dans la bande de Gaza, plus de 14 000 personnes ont été tuées dans les bombardements israéliens, dont plus de 5 800 enfants, selon le gouvernement du Hamas.

M. B.