lundi 6 février 2023
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ÉTATS-UNIS : COMPAGNIES AÉRIENNES ET OPÉRATEURS TÉLÉPHONIQUES S’ACCORDENT SUR LA 5G

L’Administration américaine de l’aviation (FAA) a annoncé que les opérateurs de téléphonie mobile AT&T et Verizon et les compagnies aériennes américaines avaient trouvé un accord pour le déploiement progressif d’antennes 5G supplémentaires aux alentours des aéroports.

« Nous pensons avoir identifié une voie qui continuera de permettre à l’aviation et au réseau sans fil 5G de coexister en toute sécurité », a déclaré Billy Nolen, administrateur par intérim de la FAA, dans un communiqué. « Grâce à une étroite coordination avec la FAA au cours des derniers mois, nous avons développé une approche plus sur-mesure sur le contrôle de la force du signal autour des pistes, ce qui nous permet d’activer plus d’antennes et d’augmenter la force du signal », a indiqué un porte-parole de l’opérateur AT&T. Ce dernier a choisi d’agir « de bonne foi » en acceptant de ne pas déployer toutes ses antennes tout de suite « afin de laisser plus de temps aux compagnies aériennes pour modifier leurs équipements ».

Les compagnies aériennes régionales dont les avions sont les plus exposées à de possibles interférences causée par la 5G ont accepté de modifier leur radioaltimètres d’ici la fin de l’année. De leur côté, les opérateurs de téléphonie ont dans le même temps accepté de retarder encore l’activation des antennes 5G situées aux alentours des aéroports les plus susceptibles d’être affectés sur douze mois supplémentaires, avec une levée progressive des restrictions.

Depuis l’an dernier aux États-Unis, les compagnies aériennes et les opérateurs de la 5G se livraient une féroce bataille concernant le déploiement de la 5G. Les premières ont voulu freiner le déploiement de cette technologie. Elles s’inquiétaient que les fréquences utilisées par la 5G ne brouillent les altimètres des avions. Ce qui pourrait s’avérer désastreux, notamment au moment de l’atterrissage dans certaines conditions météorologiques. Jusqu’ici un modus vivendi avait été mis en place par la FAA, limitant le nombre et la puissance des antennes aux alentours des aéroports.